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FACS - Patrimoine Ferroviaire

CFRT 398 - Mézieux les pionniers de la voie de soixante

Editorial

Jean-Pierre COMES, secrétaire de la FACS, administrateur de l’UNECTO. 

EN 2020, QUELLES PERSPECTIVES CÔTÉ VAPEUR ? 

Dans ce numéro, Jacques Pèrenon et René Clavaud nous font le plaisir de nous livrer par le détail les prémices du CFTM (Chemin de Fer Touristique de Meyzieu), un des précurseurs dans ce domaine, qui sera lui-même un défricheur du Vivarais et CFTM deviendra ainsi « Chemins de Fer Touristiques et de Montagne ». 

Soixante ans après, les chemins de fer touristiques ou historiques sont toujours au cœur des préoccupations de la FACS - Patrimoine Ferroviaire, et de L’UNECTO qu’elle a initiée, devant le succès et le nombre croissant d’associations les exploitant.

Alors, en 2020, quelles sont les perspectives, pour ce qu’il est convenu d’appeler les réseaux, en se limitant dans cet éditorial à l’exploitation de nos vapeurs ? 

Nos anciennes ont majoritairement des chaudières rivetées et la règlementation les concernant va se durcir.

Le temps passant, les inspecteurs des organismes de contrôle qui les ont surveillées dans le passé, et en avaient l’expérience, sont partis en retraite. Les plus jeunes qui les ont remplacés, n’ont plus, ou pas, d’expérience dans ce genre de chaudières « mobiles ». Il est en effet normal que ces ingénieurs ne reçoivent que peu de formation pour quelques dizaines de chaudières roulantes existant en France. Ceci crée parfois des difficultés, car les exploitants de nos réseaux vapeur deviennent, par la force des choses, les seuls à détenir l’expérience pour leur maintenance. Aussi une réflexion a lieu au sein de l’UNECTO pour que ce savoir puisse être utilisé et partagé dans le cadre de la règlementation et d’une sécurité indispensable. 

L’âge de nos vapeurs fait que si des chaudières nécessitent des réparations importantes et onéreuses, il devient plus sage de s’orienter vers une chaudière neuve. Les directions régionales des affaires culturelles (DRAC) autorisent d’ailleurs les chaudières soudées pour les locomotives en exploitation. La réflexion devra prendre en compte le fait que même si une intervention lourde permettait de réussir une ré-épreuve, la décennale suivante pourrait condamner les efforts divers, notamment financiers, consentis précédemment. Il est clair qu’il faut se résigner et se préparer, à voir disparaitre certaines chaudières rivetées, centenaires pour beaucoup. 

Il y a peu de possibilités de trouver de nouvelles machines à remettre en service. Il faut donc se tourner vers les machines préservées connues pour les requalifier. Les immobilisations pour épreuve décennale, contrôle et qualification des essieux et travaux divers ont une durée de plus en plus longue. Les trains diesel de remplacement se « vendent » moins bien, alors que l’association doit faire face à des dépenses de plus en plus importantes pour ces travaux. C’est ainsi, par exemple, que la FACS a con é la 030 T 8157 au chemin de fer du Vermandois qui voit la 140 C 314 immobilisée pour des travaux imprévus. 

Une mutualisation des moyens, déj?? pratiquée entre réseaux, sera de plus en plus fréquente, tant pour le matériel moteur ou remorqué, que pour les pièces détachées et sous-ensembles. Un exemple récent : la 231 K 8 (propriété de la FACS), gérée par le MFPN, a assuré des circulations normandes pour le compte du Pacific Vapeur Club durant l’immobilisation de sa 231 G 558. Il faudra certainement aller plus loin dans ce domaine et essayer de le structurer. Peut-être faudra- t-il réfléchir à une anticipation au niveau national des grandes réparations prévisibles sur le parc vapeur. Ceci permettrait d’envisager le prêt de machines aux associations qui se retrouveraient dans la situation de devoir renoncer à circuler, et se trouveraient sans recette. 

Le « savoir-faire » devient également rare, et les échanges de connaissances et même des prêts de main d’œuvre (bénévole ou salariée) deviendront de plus en plus nécessaires. Là aussi le forum UNECTO a un rôle à jouer, mais peut-être faut-il aller plus loin dans une organisation collective de mutualisation, au-delà de l’application PRUNE qui constitue le recueil indispensable de documentations techniques concernant le matériel. Ces remarques concernant la mutualisation ne concernent pas seulement la vapeur et nous avons assisté en 2019 à une entraide entre associations exemplaire avec l’incident du X 4039 de l’ABFC. 

Les difficultés de tournage des machines et les restrictions de vitesse en cas de marche tender en avant font que leurs exploitants sur le RFN ajoutent dans la composition des trains une locomotive diesel, utilisée en tète quand il est impossible de faire autrement. C’est aussi une sécurité en cas de problème sur la vapeur. Et puis, même en marche normale, loco en tête, un concours de traction en pousse permet d’économiser la machine, le charbon, et les hommes... il est vraisemblable que cette « mixité » devienne plus fréquente. 

Des difficultés extérieures viennent contrarier l’exploitation de nos locomotives historiques. Concernant la taxe carbone, dont le poids financier risque de s’accroitre de façon conséquente, les démarches et interventions de l’UNECTO n’ont pas rencontré jusqu’ici une issue favorable, même si les efforts continuent pour persuader les pouvoirs publics que nos consommations sont négligeables dans un bilan global. D’autres pays l’ont admis. La fumée est également reprochée, comme non écologique, parfois par ceux mêmes qui ont choisi de passer un moment ludique dans un train à vapeur. Il arrive également que l’usage du sifflet soit considéré comme gênant par les riverains de lignes hors RFN, aussi faut-il ne l’utiliser que dans le cadre obligatoire, et éviter l’usage « divertissant ». Il y a toujours des difficultés et de quoi s’occuper. Il y a d’autres sujets à problèmes que ceux exposés ci-dessus (les traverses créosotées, les assurances...), mais il faut rester positif comme l’indique le nombre croissant d’associations préservant et exploitant du matériel historique. Dans ce contexte, le rôle de nos structures fédératives (FACS – Patrimoine Ferroviaire et UNECTO) deviendra nécessairement de plus en plus significatif. 

MEYZIEU LES PIONNIERS DE LA VOIE DE SOIXANTE 

Retour sur l’histoire du petit train de Meyzieu (1962 – 1970), premier chemin de fer touristique français à traction vapeur 

Par Jacques Pèrenon avec l’amicale complicité de René Clavaud. 

Cet article a été rédigé en mémoire de mon père, Francis Pèrenon, qui nous a quittés le 24 août 2019 à l’âge de 96 ans. Membre de la FACS (n° 120) et de l’AFAC, mon père avait consacré vingt-cinq années de sa vie (1959 – 1985), tout d’abord pour la création et l’exploitation du chemin de fer touristique de Meyzieu, puis, à partir de 1969, pour la reprise de la ligne Tournon – Lamastre du chemin de fer du Vivarais, dont il fut le responsable technique à partir de 1974.

Cet article est également dédié à Jean Arrivetz, Pierre Virot et aux membres de l’équipe des passionnés du CFTM, dont la plupart sont aujourd’hui décèdes, qui s’entaient lances dans la folle aventure des chemins de fer touristiques au début des années 1960...

NICE Une inauguration ouvrant de nouveaux horizons 

Texte et photos Michel Raybaud. 

Le chemin de fer du Drachenfels (Drachenfelsbahn) a eu 135 ans 

Texte et photos de François Legrand 

Une parmi quatre lignes à crémaillère encore en service en Allemagne 

Situé à proximité de la ville de Königswinter sur le Rhin, dans la banlieue sud de Bonn, le plus ancien chemin de fer à crémaillère d’Allemagne est inauguré en 1883. Il dessert la montagne du Drachenfels, haute de 321 mètres...

la facs était présente ! 

à Meursault

Le Patrimoine de la FACS s’agrandit

avec la remorque FNC XRBD 9207 

Nouvelles des chemins de fer touristiques

  • AECFM
  • Chemin de Fer du Vivarais
  • 141 R 420
  • Un nouveau vélorail à Château-la-Vallière (Indre-et-Loire)
  • Des nouvelles de la 141 R 1199
  • Des nouveautés à la SABA
  • Tramway du Mont-Blanc
  • CFCB – PVC : Le sauvetage de l’X 2847
  • APPMF - 230 G 353
  • CFHA
  • CFVO – Bligny-sur- Ouche
  • M.T.V.S
  • SGVA
  • La Mure
  • Chemin de Fer du Haut Forez 

Nouvelles des chemins de fer régionaux

  • Archéologie ferroviaire
  • Ouverture à la concurrence
  • Hydrogène
  • Transfert modal
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  • Belfort – Giromagny
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  • Beauvais – Le Tréport
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  • Grenoble et Valence – Gap/Briançon
  • Limoges – Angoulême
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Numéro de la revue: 
398